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samedi, janvier 20

Donald Trump, imprévisible à la tête des États-Unis


Séisme politique aux États-Unis. Le fantasque candidat républicain à la présidentielle américaine, Donald Trump, a remporté l’élection américaine, selon les résultats officiels publiés ce mercredi 9 novembre au matin. Le milliardaire américain revient de loin ces dernières semaines pour devancer nettement sa rivale démocrate, l’ex-secrétaire d’État américaine et ancienne première dame, Hilary Clinton.

Le républicain a fait mentir les sondages qui le donnaient perdant ou au coude-à-coude avec son adversaire : il décroche 290 grands électeurs – la population de chaque État du pays désigne des grands électeurs, qui désignent à leur tour le président – contre 218 pour Clinton, sur les 270 nécessaires pour être élu.

Clinton reconnaît la défaite

Le magnat de l’immobilier s’est exprimé il y a quelques minutes : « Merci à tous. Je viens de recevoir un appel de la secrétaire d’État Hilary Clinton. Elle nous a félicités pour notre victoire », a-t-il déclaré face à ses partisans réunis dans un hôtel de New York. La tradition américaine veut que le vainqueur ne fasse pas de discours jusqu’à la reconnaissance de la défaite de l’adversaire. C’est donc chose faite.
Trump a parlé de son élection comme « un événement historique ». « Je vous promet de ne pas vous décevoir », a-t-il assuré, se disant déterminé « à se mettre au travail immédiatement ». Comme pour rassurer, le président-élu dit vouloir « s’entendre avec toutes les nations qui voudront s’entendre avec nous ». Il ajoute, à destination de la communauté internationale, que « si l’Amérique passera toujours en premier, nous serons juste avec tout le monde ».

Vu de l’extérieur : un choix cornélien

Pour les observateurs étrangers, la perspective d’un duel entre Clinton et Trump représentait un choix entre « la peste et le choléra ». Du point de vue du monde arabe, la première est connue pour son interventionnisme et sa réputation de « faucon », ou de « va-t-en-guerre ». Ses positions foncièrement pro-israéliennes, voire pro-sionistes sont connues. Par ailleurs, vu d’Algérie, Clinton est particulièrement amicale envers le Maroc et favorable aux thèses du royaume de Mohamed VI sur le Sahara occidental.
Le futur président Trump n’a, lui, pas évoqué ouvertement le dossier. Sa position est donc assez incertaine. Cela dit, son désintérêt pour la question du Sahara Occidental et la région représente potentiellement une occasion de faire avancer la cause sahraouie. En effet, Trump pourrait être indifférent aux résistances et lobbying pro-marocains. Dans le même temps, l’homme d’affaires, reconverti en politique, s’est clairement rangé du côté d’Israël, en assurant vouloir reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État-juif.
En somme, d’un point de vue du monde musulman, les deux candidats affichent des politiques et des déclarations inquiétantes. Cela dit, les positions de Clinton ont le mérite d’être bien connues. Trump est reconnu et craint pour son côté « imprévisible ».

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