Les pays du Golfe et la France s'engagent à investir des milliards de dollars en Tunisie | Accueil |Toute l'Actualité et le Buzz en Algérie
samedi, janvier 20

Les pays du Golfe et la France s’engagent à investir des milliards de dollars en Tunisie


tunis

Bonne moisson pour la Tunisie. Plusieurs pays se sont engagés, ce mardi, à l’occasion de la conférence internationale sur l’investissement « Tunisia 2020 », à accorder à la Tunisie des prêts financiers ou à injecter des aides, sous forme de dons ou d’investissement, pour l’aider à réussir sa transition et à relancer son économie, mise à mal par les conséquences du « printemps arabe » et la nuisance terroriste.

Ainsi, l’émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani a accordé une aide d’un montant de 1,25 milliard de dollars. L’Arabie saoudite, via le représentant du Fonds d’investissement saoudien, a indiqué qu’elle débourserait 800 millions de dollars répartis entre crédits d’investissements à hauteur de 500 millions de dollars et 200 millions pour promouvoir les exportations auxquels s’ajoutent 100 millions de dollars au titre de dons, selon des comptes rendus de presse.

Le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe (FKDEA) a, lui, accordé un prêt d’une valeur de 500 millions de dollars, sur une période de cinq ans.

Le premier ministre français, Manuel Valls, a annoncé un investissement de l’Agence française de développement (AFD) pour un montant minimal de 250 millions d’euros chaque année ainsi que la mise en œuvre d’opérations de conversion de la dette tunisienne en projets de développement, selon l’APS.

Pour sa part, la Banque européenne d’investissement (BEI) a fait part de la signature de plusieurs accords de partenariat avec la Tunisie pour une valeur de 400 millions d’euros. Elle a aussi annoncé une aide exceptionnelle pouvant atteindre les 2,5 milliards d’euros à la Tunisie d’ici 2020, selon la même source. De son côté, le président du Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES), Abdellatif Youssef Al-Hamad, a fait part d’un engagement de cette institution à financer des projets du secteur public à hauteur de 1,5 milliard de dollars.

Quant à la Banque mondiale (BM), son vice-président pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), Hafez Ghanem, il a indiqué que la nouvelle stratégie de partenariat entre la Tunisie et la BM pour les années 2016-2020 avait pour objectif d’apporter un financement d’un milliard de dollars par an.

Il a, en outre, fait savoir que cette institution de Bretton Woods allait bientôt financer des projets privés pour une valeur de 300 millions de dollars en Tunisie.

L’Algérie qui avait fait un don à la Tunisie en 2011 d’un montant de 100 millions de dollars, et d’une autre aide en 2014, n’a pas avancé de chiffres cette fois-ci.

Abdelmalek Sellal, présent à la conférence, s’est contenté de rappeler que « l’Algérie n’a jamais failli à son devoir de solidarité avec la Tunisie par la conjugaison des efforts aux fins de relever les défis de sécurité et de stabilité et de l’appui du domaine économique et social à travers plusieurs mesures dont le maintien du flux touristique, la poursuite du développement dans les régions frontalières et la conclusion d’un accord préférentiel commercial ».

La conférence « Tunisia 2020 » propose aux investisseurs étrangers plus de 140 projets qui touchent une vingtaine de secteurs économiques dont 68 projets publics qui s’inscrivent dans le cadre du plan de développement quinquennal 2016-2020.

Source de l’article

 

A découvrir aussi